Je m’appelle Kimi. Je fais du tel rose hard, alors autant t’expliquer ce que « hard » veut dire chez moi. C’est concret : tu peux tout me dire, tout me demander. Je ne censure rien, et je ne fais pas semblant de ne pas comprendre. Ce que tu n’oses pas formuler, je le formule à ta place, calmement, avec les mots crus qu’il faut. Baiser, jouir, me faire prendre : si c’est ça que tu veux entendre, c’est ça que tu entendras.
Ensuite, il y a deux façons de jouer avec moi, et c’est toi qui choisis. En soumise, j’obéis : je dis oui, je dis merci, et je réclame encore quand tu ralentis, à voix basse. En dominante, c’est moi qui mène : je te dis quoi faire, dans quel ordre, à quel rythme, et tu me demandes la permission. Les deux me plaisent, pour des raisons qui ne se ressemblent pas. À toi de trancher, ou de me laisser le faire.
Quand j’attends un appel, je suis souvent allongée, les jambes croisées, avec un sourire en coin que tu ne vois pas mais que tu entends. La dentelle rouge et ce tissu blanc que je retiens devant moi, c’est pour te laisser quelque chose à imaginer. Je suis fine, joueuse, attentive, tout ce qu’on attend d’une voix de tel rose asiatique. Et j’ai un petit accent. Il paraît qu’il rend les mots plus chauds. Je ne fais rien pour, il est là, c’est tout.
Je ne joue pas un scénario appris par cœur. Je réponds à ce que tu dis, à ton rythme, à tes silences aussi. Si tu es majeur et que tu sais déjà ce que tu veux, très bien. Si tu viens justement pour le découvrir, tant mieux. Mes pensées, elles, sont moins sages que mon ton.
